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Le C.R.P.A. (Club des Retraités Poètes Amateurs)
, et son bulletin trimestriel destiné aux adhérents, les
connaissiez-vous réellement ?
Serge DELEFOSSE, fondateur du Club, écrivait : Encouragé,
en particulier, par André GRESSIER, ami de Marcel CHABOT,
par Jean AUVRAY et Bernard AURORE, c'est de l'œuvre de Marcel
CHABOT que Gilles SORGEL avait naguère dépoussiérée, que
je me suis inspiré pour échafauder ce projet qui vit le
jour en septembre 1989, à la demande de nombreux retraités,
poètes à leurs heures, lecteurs des revues "Vivre au Présent"
et "Pleine Vie".
Le Club a donc été fondé par et pour les retraités,
poètes à leurs heures, afin de leur permettre, au sortir
de la vie active, d'entamer une autre activité, et de passer
en douceur la transition les obligeant à repousser le mol
encéphalique qui les guette souvent dans cette période critique
de leur vie.
Le mot "Amateurs" laissant peut-être perplexes certains
d'entre-vous, je vous cite le dictionnaire Larousse qui
nous dit en substance :
"Amateur" Personne qui pratique un sport, qui s'adonne
à un Art etc... pour son agrément… Personne qui a une attirance
particulière pour quelque chose, sans en faire une profession.
Cela est clair et net et il n'est pas nécessaire, me semble-t-il,
de revenir là dessus. Les Retraités Poètes ne sont pas des
commerçants et n'attendent aucun revenus de leurs Poèmes,
mais cela les fait parfois sortir de l'anonymat, et, comme
l'a écrit Vital Heurtebize, "On n'a encore jamais vu
un Poète Retraité, on est Poète jusqu'à la fin de sa vie,
la Profession de Poète reste à inventer, avec son avancement
à l'ancienneté, ses cotisations à la sécu, et sa pension
à 60 ans."
Mais un Retraité, Poète, oui, ça existe. Depuis peu libérés
des contraintes de la vie active, ils peuvent désormais
se consacrer, et ils ne s'en privent pas, à ce qui fut leur
passion de toujours, la Poésie.
Alors, avec l'énergie d'une nouvelle jeunesse, ils brandissent
fièrement leur devise :
HAUTS LES CŒURS …
EN AVANT TOUTE !!!!

Pour adhérer à notre club, cliquez sur "contact" et donnez nous vos coordonnées. Nous ferons suivre à notre président.

Éditions
N'hésitez pas à vous faire éditer,
ne serait-ce qu'à titre de souvenir pour votre famille
et vos amis, mais, alors, méfiez-vous des promesses
fallacieuses abusément facturées que l'on
regrette ensuite.
Si cela vous est déjà arrivé ou si
vous doutez d'une opération en cours, n'hésitez
pas à consulter le "Calcre" - "Association
d'information et de défense des auteurs"
- par son site www.calcre.com.
Son président, Roger Gaillard, qui est un ami de
longue date, dénonce depuis un quart de siècle
les éditeurs abusifs.
En ce qui nous concerne, pour tous nos amis poètes,
nous avons obtenu des conditions exceptionnelles auprès
d'un éditeur sérieux.
Pour en bénéficier,
1°/ envoyez une copie de votre manuscrit, sur papier
et sur disquette, à l'adresse suivante : Hugues BARRAL
- 4 rue B. Patier - 19100 Brive la Gaillarde, en vous recommandant
de Gilles Sorgel et du CRPA ;
2°/ N'oubliez pas de nous en informer par e.mail (vous
le trouverez en cliquant sur "contact") et en
nous communiquant vos coordonnées.
Le devis, établi sans engagement, bien entendu, sera
d'autant moins élevé que vous aurez d'autant
mieux préparé le manuscrit. Relisez, pour
cela, notre "Bonus".
N'oubliez pas
– le texte de présentation de l'ouvrage et/ou
de l'auteur pour la quatrième de couverture avec
une photo, si vous le désirez - pourquoi pas ? -
– liste des ouvrages que vous avez déjà
publiés avec, éventuellement, leurs distinctions,
leur prix
– la préface
– les illustrations en noir et blanc
– éventuellement, un projet de couverture si
vous avez un modèle bien en tête
N'hésitez pas à nous contacter. Personnellement, via le contact de ce site.
Dialogue avec un jeune internaute
— Le CRPA ? Votre Club des Retraités
Poètes ? Des vieux ! Tous des vieux !
— Vous dites ?
— Tous des vieux qui retombent ou vont retomber en
enfance.
— Ah ! vous aussi vous serinez cette formule passe-partout,
réelles pourtant, bien que malheureusement incomprise.
Par ironie peut-être ?
Mais savez-vous que vous avez certainement raison. Pas comme
vous le pensez toutefois, car vous soulevez un problème
sérieux et qui mérite que vous y réfléchissiez
tout aussi sérieusement.
Lisez donc ceci :
Je crois avoir compris la réalité d'une phrase
ânonnée par ceux qui répète,
sans en comprendre le sens exact : "Les vieux retombent
en enfance".
Ils ont raison, mais pas comme ils semblent le penser.
Les enfants sont faibles. Inconsciemment, ils le ressentent.
Ils en ont peur et, de ce fait, ont besoin de l'affection,
de la tendresse de leurs parents, d'une affection, d'une
tendresse profondes et constantes que ceux-ci, le plus souvent,
ne peuvent pas leur rendre aussi intensément, pris
qu'ils sont par les tracas du quotidien. Et, lorsqu'ils
sont plus grands, ces enfants qui ne comprennent pas, même
s'ils ne le disent pas, le leur reprochent.
Les personnes âgés - allons, ne disons plus
"les vieux" -, même si c'est inconsciemment,
se sentent affaiblis par leurs handicaps et l'échéance
inéluctable qu'ils s'efforcent d'ignorer. Et, comme
les enfants, ils ressentent un besoin d'affection, d'une
affection profonde, que leurs propres enfants devenus grands
pourraient et devraient leur rendre, mais que, comme leurs
parents jadis, ils ne peuvent procurer, ne comprenant pas,
prisonniers qu'ils sont de leur propre famille et de leurs
propres soucis matériels.
D'où la similitude certaine, malheureusement ignorée,
entre les enfants et les personnes âgés qui,
elles pourtant, ont la chance de pouvoir bénéficier
d'affections rares mais combien précieuses : celles
de leurs amis, de leur Muse, de leurs rêves. De Dieu,
parfois.
Les enfants aussi, d'ailleurs, qui se les créent
: ce sont celles de leurs poupées, de leurs nounours,
de leurs fanfreluches, qu'ils aiment et auxquels ils se
confient dans la solitude de leur faiblesse...
Une réalité qui, comprise, changerait beaucoup
d'incompréhensions, ces incompréhensions douloureuses
des générations qui minent nos familles.
— Qu'en pensez-vous ?
Au fond, n'auriez-vous pas intérêt à
conserver précieusement ce texte dans un recoin de
votre mémoire ?...
Gilles Sorgel

LE JOUR
Le coq lance un appel dans le matin brumeux,
Un frissonnement doux s'étend sur mon visage,
Un jour nouveau se lève aussi mystérieux
Que celui dont le temps vient d'arracher la page.
Un jour sans doute, fait de joies ou de pleurs,
Car les maux sont si longs et les joies sont si brèves
Que seuls restent gravés les moments de douleurs,
Le bonheur s'éclipsant aussi vite qu'un rêve.
Levons nous cependant, faisons face au soleil
Qui, perçant le brouillard de ses rayons trop pâles,
Commence son trajet vers l'horizon vermeil
Indifférent au cours de nos vies animales.
Serge DELEFOSSE

A QUOI
ÇA RIME ?
Vers blancs ou vers rimés
?
C'est l'éternel dilemme
Avec lequel s'est exprimé
Tout faiseur de poèmes.
Poésie libre ou
bien classique ?
Comme il est cruel de choisir :
Un vers aux pieds bien balancés, tout en musique,
Une trouvaille au bout, rime pour le plaisir ?
Ou bien, pour le poète en herbe
Ne vaut-il pas mieux faire fi
Des règles de Malherbe,
Et de la liberté accepter le défi ?
Qui fut l'inventeur de la
rime ?
L'audacieux novateur
A qui l'on doit tant de strophes sublimes ?
Qui de la poésie fut le libérateur ?
En notre siècle où beaucoup on libère,
L'écriture aussi bien que les moeurs,
L'hermétisme prospère,
Hélas ! et la rime se meurt.
Moi, j'ai choisi mon camp
et je monte au créneau.
J'ose clamer bien fort, sans gloriole,
En parodiant Rostand dans Cyrano :
La rime est un carcan, mais c'est une auréole.
Henri LILIENTHAL
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